Avant la crise de la COVID-19, l’Afrique subsaharienne connaissait déjà les taux d’exclusion scolaire les plus élevés, avec plus de 1/5 des enfants âgés de 6 à 11 ans non scolarisés. Il est également important de rappeler que nombreux sont les pays en Afrique n’ayant pas ouvert leurs écoles à cause de la pandémie. La fermeture des écoles constitue une conséquence directe des mesures de confinement mises en œuvre pour réduire la propagation du virus.

Notons qu’à la date du 16 avril 2020, le nombre d’enfants, non scolarisés en raison de la COVID-19, était estimé à environ 21,5 % de la population totale de l’Afrique [1]. Les enfants sont confrontés à des risques d’exposition au virus. Ces risques ont entraîné la fermeture des écoles pour des périodes allant de quelques semaines à une durée indéterminée.

Selon l’UNESCO, environ 250 millions enfants dont la majorité est constituée d’enfants défavorisés en Afrique n’étaient scolarisés ni en cours primaire, ni dans l’enseignement secondaire ; ce chiffre a été relevé à la rentrée scolaire 2020. Ces fermetures prolongées des écoles auront pour conséquence de priver plusieurs enfants de leur droit fondamental à l’éducation.

Le recul de l’éducation coûte considérablement aux Etats africains. Selon la Banque mondiale, le manque de scolarisation dû à la Covid-19 est susceptible d’engendrer plus tard des pertes de productivité à l’échelle mondiale. Par exemple au Kenya, cette crise a plus fragilisé l’éducation, où l’Etat a suspendu l’année scolaire dans le but de mettre sur un pied d’égalité tous les enfants, ceci en faveur des enfants défavorisés.

Cette pandémie a causé une régression de l’éducation ralentissant ainsi l’accueil de plus d’élèves dans les décennies à venir. Cette régression est due à la dégradation des conditions de travail liées aux nouvelles contraintes sanitaires. Pour cela, il faut une adaptation aux nouvelles conditions d’enseignement pendant cette crise.

Plusieurs pays en Afrique ont lutté contre l’exclusion scolaire en prenant des mesures facilitant l’accès à l’éducation pour toute leur population. Au Togo par exemple, le Président de la République a annoncé pour cette année scolaire la suppression des frais d’examens pour tous les candidats.

Les enfants ont déjà manqué des périodes d’apprentissages importantes. Il est donc primordial que les gouvernements africains mettent en place une politique claire avec des objectifs précis afin de pallier les perturbations déjà bien significatives du système éducatif. Dans ce même élan, il est nécessaire pour une meilleure éducation des enfants, d’élaborer des stratégies et un programme de sensibilisation sur l’importance de l’éducation. En d’autres termes, les gouvernements africains et les ONG comme Afreek’Ed France doivent montrer aux parents l’importance de l’éducation, mais également la nécessité de la scolarisation de leurs enfants malgré le contexte actuel.

La crise de la COVID-19 met plus que jamais en péril la promesse de la communauté mondiale à réaliser le droit à une éducation de qualité pour tous les enfants et adolescents d’Afrique Subsaharienne d’ici 2030 [2].

Une des solutions serait d’assurer la bonne répartition des écoles en Afrique Subsaharienne, une disponibilité du matériel pour le corps enseignant et garantir une qualité minimale de l’éducation en vue de développer les compétences fondamentales des élèves. Dans cette optique, l’association Afreek’Ed France fait appel via cet article à la générosité publique afin de multiplier les investissements et les partenariats publics et privés. Tout cela dans le but de donner plus d’espoir aux enfants suite à cette crise sanitaire.

Ainsi par l’éducation, nous gagnerons cette bataille contre l’exclusion scolaire aggravée par la crise sanitaire et qui constitue un fléau dans nos régions en Afrique.

 

Sources

[1] Juin 2020, l’impact de la Covid-19 sur les enfants africains, comment protéger une génération en danger, rapport panafricain, consulté le 15 décembre 2020 à l’adresse : https://inee.org/system/files/resources/rapport_panafricain_juin_2020_-_finale.pdf.

[2] Presse publiée par l’UNESCO le 23 juin 2020

Consultée le 16/12/2020 à l’adresse : https://fr.unesco.org/news/lunesco-souligne-que-40-pays-plus-pauvres-nont-pas-reussi-soutenir-apprenants-risque-crise.

 


 

Auteures

– Martine DOGNON-GARCIA, Etudiante infirmière.

– Christelle Tibé DOUTI, Juriste Conformité.

 

FAQ : pour plus d’amples informations ou pour toute suggestion, veuillez nous contacter sur hello@afreekedfrance.org

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